Karen People - Geoffroy Lasne
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Karen People

Les refugiés issus du conflit Birman seraient plus de deux millions de refugiés parmi lesquelles il faut distinguer trois types :
- Les « vrais » réfugiés, c’est à dire ceux qui bénéficient d’un statut reconnu par le HCR (Haut Commissariat aux refugiés), sont une minorité (environ 10 %). Ils sont « parqués » dans les 17 camps de refugiés le long de la frontière thaïlandaise. Ces camps sont gérés par les ONG, notamment Médecins Sans Frontières ou Aide Médicale Internationale. Ces refugiés sont ceux dont les conditions de vie sont les moins indécentes. Ici une petite fille de Mae La Camp.

Les autres refugiés ont la plus part du temps des statuts plus complexes, ils sont soit travailleur migrant ou exilés politiques.

- Les travailleurs migrants, l’immense majorité du flux, vivent au contraire dans des situations à la fois plus dures, plus précaires et plus dangereuses. Immigrés, sans papiers, ils sont exploités par les populations locales et n’ont pas la possibilité d’avoir accès aux aides des ONG. La rumeur prétend que la vie d’un birman vaut deux pneus, beaucoup sont abattus puis brulés.

- Enfin, les exilés politique, qui appartiennent à la fois au groupe des « victimes » et à celui de ceux qui œuvrent à une amélioration de la situation. Ce sont eux qui ont mis en place toutes les organisations politiques, militaires, humanitaires ou de défense des droits de l’homme. Ces refugiés ont réussi à tisser des liens avec les ONG et les gouvernements dans le monde entier. En partie protégés quand ils sont connus des ONG occidentales, ils sont bien sur les moins bien vus par les autorités Thaïlandaises mais tolérées car ils limitent l’impact des actions de la junte, des trafics et apporte une manne financière non négligeable.

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